Although France enjoys a legal and regulatory framework which is generally supportive of media freedom, challenges are mounting ahead of the 2027 presidential election, Media Freedom Rapid Response (MFRR) concluded in a new report published today.
The report follows an international press freedom mission to Paris in June, which was led by the European Federation of Journalists (EFJ), and joined by partner organisations of the Media Freedom Rapid Response (MFRR). The mission was also joined by Reporters Without Borders (RSF), EFJ French affiliates (SNJ, SNJ-CGT, CFDT Journalistes and FASAP-FO), and MFRR official partner OFALP.
In recent years, the MFRR consortium and RSF have documented a persistent and growing number of attacks against media professionals. Pressures on media freedom and media pluralism are unfolding against the backdrop of the 2027 presidential elections and in a highly polarised political environment.
Political deadlock in the parliament and the approaching electoral cycle have stalled key media freedom reforms or fast-tracked them without due democratic consultation. At the same time, growing electoral support for far-right political parties, some of which have demonstrated particular hostility towards journalists, particularly those working for the public broadcaster, raises questions about the future direction of media policy and reform, as well as the protection of journalists’ rights.
The report provides an in-depth analysis of the state of media freedom in the country, following in person and online meetings with journalists, editors, legal experts, civil society organisations, the media regulator Arcom, and government officials including representatives of the Ministry of Culture, the Ministry of Interior, and the Ministry of Justice. It also examines the state of implementation of EU media laws and outlines key recommendations to reverse the worrying trend.
The growing concentration in the hands of industrial billionaires, and circumvention of rules regarding internal pluralism, urgent action from the authorities is required to implement the European Media Freedom Act (EMFA). Implementation of EMFA into national law has been stalled, leaving the question of the media regulatory authority Arcom’s regulatory mandate over print and online press unresolved, with no clear timeline for reforms in sight.
Months following the Parliamentary Commission Inquiry, France’s public service broadcasters have also faced intensified continued political pressure over their funding, governance and perceived impartiality, eroding public trust at a crucial time.
The safety of journalists covering demonstrations is also a particular concern. Journalists covering protests, unrest and politically sensitive events are at risk of violence, particularly at the hands of law enforcement officers, despite being identified as press in most cases. The report addresses the ongoing failure to implement the National Law Enforcement Scheme, the delay in imposing administrative sanctions for police misconduct and the downgrading of the National Plan on Urban Violence to an operational guide that does not recognise the special status of the press.
Vexatious litigation, including Strategic Lawsuits Against Public Participation (SLAPPs), remains one of the most common tools used to suppress the free press in the country. Although an Anti-SLAPP law was passed in 2026 and covers domestic cases, the law is widely considered to be lacking.
Another pressing issue affecting media freedom in France is the insufficient protection of journalists’ sources. The 2010 law governing source protection contains vague wording and a lack of meaningful standards, and has enabled repeated breaches of press freedom over the past 15 years, including major cases in recent years affecting investigative journalists.
Mission partners also met with journalists in exile from Tunisia, Afghanistan, Benin, Algeria, Guinea, Egypt, Yemen, Pakistan and Haiti, to understand their needs, which ranged from safety to the ability to continue working once they arrived in France.
Key recommendations to French authorities include:
The mission report was produced by the European Federation of Journalists (EFJ), ARTICLE 19 Europe, the European Centre for Press and Media Freedom (ECPMF), Free Press Unlimited (FPU), International Press Institute (IPI), and the Osservatorio Balcani e Caucaso Transeuropa (OBCT) while RSF contributed to some sections of the report.
For press enquiry, please contact – secretariat@europeanjournalists.org
Bien que la France dispose d’un cadre juridique et réglementaire généralement favorable à la liberté de la presse, les défis s’accumulent à l’approche de l’élection présidentielle de 2027, conclut la délégation du Media Freedom Rapid Response (MFRR) dans un nouveau rapport publié aujourd’hui.
Ce rapport fait suite à une mission internationale pour la liberté de la presse menée à Paris en juin, conduite par la Fédération européenne des journalistes (FEJ) et à laquelle ont participé les organisations partenaires du Media Freedom Rapid Response (MFRR). Reporters sans frontières (RSF), les affiliés français de la FEJ (SNJ, SNJ-CGT, CFDT Journalistes et FASAP-FO) ainsi que l’Observatoire français des atteintes à la liberté de la presse (OFALP), partenaire officiel du MFRR, se sont également joints à la mission.
Ces dernières années, le consortium MFRR et RSF ont recensé un nombre persistant et croissant d’attaques contre les professionnels des médias. Les pressions sur la liberté et le pluralisme des médias s’exercent dans le contexte de l’élection présidentielle de 2027 et d’un climat politique fortement polarisé.
Le blocage politique au Parlement et l’approche du cycle électoral ont soit gelé des réformes essentielles pour la liberté des médias, soit conduit à leur adoption accélérée sans véritable concertation démocratique. Dans le même temps, la progression électorale de partis d’extrême droite, dont certains ont fait preuve d’une hostilité particulière envers les journalistes, notamment ceux du service public, soulève des questions sur l’orientation future des politiques et des réformes en matière de médias, ainsi que sur la protection des droits des journalistes.
Le rapport propose une analyse approfondie de l’état de la liberté des médias dans le pays, à la suite de rencontres en présentiel et en ligne avec des journalistes, des rédacteurs en chef, des juristes, des organisations de la société civile, le régulateur des médias Arcom et des représentants du gouvernement, notamment du ministère de la Culture, du ministère de l’Intérieur et du ministère de la Justice. Il examine également l’état de mise en œuvre de la législation européenne sur les médias et formule des recommandations clés pour inverser la tendance préoccupante identifiée.
Face à la concentration croissante des médias entre les mains de milliardaires industriels et au contournement des règles relatives au pluralisme interne, une action urgente des autorités est nécessaire pour mettre en œuvre le règlement européen sur la liberté des médias (EMFA). L’adaptation du droit national au texte européen est à l’arrêt, ce qui laisse en suspens la question de la compétence de l’Arcom sur la presse écrite et en ligne, sans calendrier clair de réforme en vue.
Plusieurs mois après la commission d’enquête parlementaire, les médias de service public français continuent de subir des pressions politiques accrues concernant leur financement, leur gouvernance et leur impartialité supposée, ce qui a fortement contribué à l’érosion de la confiance du public à un moment crucial.
La sécurité des journalistes lors de manifestations constitue également une préoccupation majeure. Les journalistes qui couvrent des manifestations, des violences urbaines et des événements politiquement sensibles sont régulièrement exposés à des violences, notamment de la part des forces de l’ordre, alors même qu’ils sont identifiés comme membres de la presse dans la plupart des cas. Le rapport aborde l’absence persistante de mise en œuvre du Schéma national du maintien de l’ordre (SNMO), des sanctions administratives en cas de manquements policiers, ainsi que la dégradation du Schéma national des violences urbaines au rang de simple guide opérationnel, qui ne reconnaît pas le statut particulier de la presse.
Les procédures abusives, notamment les « procédures-bâillons » (ou SLAPPs, pour Strategic Lawsuits Against Public Participation), restent l’un des outils les plus couramment utilisés pour museler la presse dans le pays. Bien qu’un décret relatif aux procédures engagées contre des personnes en raison de leur participation au débat public (anti-SLAPPs) ait été adopté en 2026 et couvre à la fois les affaires transfrontalières et nationales, elle est largement considérée comme insuffisante.
Un autre problème majeur qui affecte la liberté de la presse en France est la protection insuffisante des sources des journalistes. La loi du 4 janvier 2010 régissant la protection des sources comporte des formulations vagues et manque de critères concrets, ce qui a donné lieu à des atteintes répétées à la liberté de la presse au cours des quinze dernières années, notamment dans des affaires majeures récentes touchant des journalistes d’investigation.
Les partenaires de la mission ont également rencontré plusieurs journalistes exilés, venant de Tunisie, d’Afghanistan, du Bénin, d’Algérie, de Guinée, d’Égypte, du Yémen, du Pakistan et d’Haïti, afin de comprendre leurs besoins, qui vont de la sécurité au besoin de continuer à exercer leur métier une fois arrivés en France.
Parmi les principales recommandations adressées aux autorités françaises :
Le rapport de mission a été réalisé par la Fédération européenne des journalistes (FEJ), ARTICLE 19 Europe, le Centre européen pour la liberté de la presse et des médias (ECPMF), Free Press Unlimited (FPU), l’Institut international de la presse (IPI) et l’Osservatorio Balcani e Caucaso Transeuropa (OBCT) et RSF qui a contribué à certaines sections.
La traduction française du rapport a été réalisée avec le soutien de l’OFALP.
Contact pour la presse: secretariat@europeanjournalists.org

This statement was coordinated by the Media Freedom Rapid Response (MFRR), a Europe-wide mechanism which tracks, monitors and responds to violations of press and media freedom in EU Member States and Candidate Countries. The project is co-funded by the European Commission.
Leipzig, October 2026 – Mapping Media Freedom, the platform operated by the European Centre for Press and Media Freedom (ECPMF), was the target of a Distributed Denial of Service (DDoS) attack on 1 October 2026.
READ MOREAlthough France enjoys a legal and regulatory framework which is generally supportive of media freedom, challenges are mounting ahead of the 2027 presidential election, Media Freedom Rapid Response (MFRR) concluded in a new report published today.
READ MOREOne year after French photojournalist Antoni Lallican was killed by a Russian drone in Ukraine, MFRR partners call for justice and stronger investigations.
READ MOREInternational press freedom organisations urge Malta’s government to ensure open consultation and expert legal review of the country’s media reform bill.
READ MOREA Bangladeshi journalist forced into exile speaks about press freedom, threats, surveillance, violence and the challenges of continuing to report from abroad.
READ MORETransnational repression against journalists in exile is on the rise. Mapping Media Freedom recorded 55 attacks across 12 EU Member States and candidate countries from 2020–2026.
READ MORE



Menckestr. 27
04155 Leipzig / Germany
Tel: +49 (0) 172 367 499 0
Fax: +49 (0) 341 562 96 63
E-Mail: info@ecpmf.eu
www.ecpmf.eu
© Copyright 2022 – ECPMF
European Centre for Press and Media Freedom
| Cookie | Duration | Description |
|---|---|---|
| _mcid | 1 year | This is a Mailchimp functionality cookie used to evaluate the UI/UX interaction with its platform |
| Cookie | Duration | Description |
|---|---|---|
| _ga | 2 years | The _ga cookie, installed by Google Analytics, calculates visitor, session and campaign data and also keeps track of site usage for the site's analytics report. The cookie stores information anonymously and assigns a randomly generated number to recognize unique visitors. |
| _gat_gtag_UA_84831681_1 | 1 minute | Set by Google to distinguish users. |
| _gid | 1 day | Installed by Google Analytics, _gid cookie stores information on how visitors use a website, while also creating an analytics report of the website's performance. Some of the data that are collected include the number of visitors, their source, and the pages they visit anonymously. |
| ahoy_visit | 4 hours | This cookie is set by Powr for analytics measurement. |
| ahoy_visitor | 2 years | This cookie is set by Powr for analytics measurement. |
| CONSENT | 2 years | YouTube sets this cookie via embedded youtube-videos and registers anonymous statistical data. |
| s_vi | 2 years | An Adobe Analytics cookie that uses a unique visitor ID time/date stamp to identify a unique vistor to the website. |
| Cookie | Duration | Description |
|---|---|---|
| VISITOR_INFO1_LIVE | 5 months 27 days | A cookie set by YouTube to measure bandwidth that determines whether the user gets the new or old player interface. |
| YSC | session | YSC cookie is set by Youtube and is used to track the views of embedded videos on Youtube pages. |
| yt-remote-connected-devices | never | YouTube sets this cookie to store the video preferences of the user using embedded YouTube video. |
| yt-remote-device-id | never | YouTube sets this cookie to store the video preferences of the user using embedded YouTube video. |
| Cookie | Duration | Description |
|---|---|---|
| _reporter_session | session | No description |